Le jeûne thérapeutique et le jeûne amaigrissant .

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Le jeûne, un sujet si important !

 

 

Pourquoi est il si important ? parce que si quelqu’un se souvient de la loi statistique de PARETTO le jeûne en est l’illustration parfaite .

Cette loi des 80/20 dit ceci :  environ 80 % des effets sont le produit de 20 % des causes.

Le jeûne à lui tout seul avec ses petits 20% de la représentation des techniques et méthodes d’amélioration du bien-être ou de guérison à travers des « actions alimentaires  » produit 80% des résultats .

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*POURQUOI SOMMES NOUS EN SURPOIDS ?

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1) Le surpoids et l’obésité, qu’est-ce que c’est ?

Les termes sont trompeurs. On peut avoir un poids important en raison d’une forte corpulence, quand le squelette et les muscles dominent, et ne pas être pour autant en surpoids.

C’est le cas de certains sportifs : Malik Hamadache, par exemple, un pilier de l’équipe de rugby du club d’Albi, pèse 146 kg sans être en surpoids !

Le corps est composé principalement d’os, de muscles, d’organes, de masse grasse et de liquides (masse hydrique). Le surpoids et l’obésité se définissent par une composition corporelle où c’est la masse grasse, et seulement elle, qui se trouve en excès.

2)Comment évalue-t-on la masse  grasse ?

On peut avoir une idée approximative de sa masse grasse en calculant son indice de masse corporelle (IMC), qui s’obtient en divisant son poids par sa taille au carré.

•  En dessous de 19, on parle de maigreur.

•  Un IMC entre 20 et 24 est considéré comme étant dans les normes.

•  Entre 25 et 29, on a probablement un excès de masse grasse, un surpoids.

•  Et au-dessus de 30, on parle d’obésité.

Pour obtenir un résultat plus précis, on peut acheter une balance impédancemètre qui donnera un pour- centage global de masse grasse et de masse hydrique.

La masse grasse est génétiquement plus élevée chez la femme que chez l’homme

3. Toutes les masses grasses se valent-elles ?

Jean Vague, endocrinologue à Marseille, a été un des premiers à observer que la masse grasse située en-dessous et celle située au-dessus de la ceinture n’avaient pas les mêmes incidences.

Une accumulation excessive de masse grasse sous la ceinture, qu’il a appelée surpoids  « gynoïde  », a pour conséquences :

•  Une paresse du retour veineux et des risques thrombo-emboliques augmentés ;

•  Une accélération des processus arthrosiques sur les genoux et les hanches.

Une accumulation excessive de masse grasse au-dessus de la ceinture – que ce soit chez l’homme ou chez la femme – constitue un important facteur de risque :

•  De diabète .

•  Et de maladies cardiovasculaires.

Un des mécanismes majeurs découverts par la suite est que la graisse autour des viscères libère en permanence un flux d’acides gras dans le sang. Cela augmente d’abord les triglycérides circulants et ensuite désensibilise les récepteurs à l’insuline. C’est pourquoi de plus en plus d’insuline est nécessaire pour faire entrer le glucose dans les cellules, ce qu’on appelle « l’insulino-résistance  », préalable au diabète.

Or l’insuline fait aussi entrer les acides gras dans le tissu adipeux : la montée de l’insuline (hyperinsulinisme) fait donc aussi effet d’accélérateur au gain de masse grasse.

C’est ce qu’on appelle un « cercle vicieux », source d’auto-aggravation.

4)La graisse, à quoi sert elle ?

Si, comme nous l’avons vu, la graisse sert de réserve énergétique, nettement  plus importante  chez  la femme que chez l’homme, elle a aussi, quant à sa localisation sous-cutanée, un  rôle d’isolation thermique. C’est pourquoi les animaux qui vivent dans l’eau froide comme les phoques ou les baleines ont une couche de graisse aussi épaisse.

Ce qui explique aussi que chez une personne enveloppée, la dépense énergétique liée au maintien de la température, ou thermogenèse, est réduite, ce qui ne va pas faciliter la perte de poids.

Avec la progression des connaissances, on a découvert que le tissu adipeux était loin d’être un système inerte. Ce tissu adipeux a des fonctions hormonales. Par exemple, il sécrète de la leptine, ce qui réduit la prise alimentaire lorsqu’il y a plus de graisse.

Manque de chance, on constate que les personnes en surpoids ne répondent plus normalement à la leptine. Elles sont résistantes à la leptine, comme on peut être résistant à l’insuline, ce qui contribue à ce qu’elles accumulent de la graisse au-delà de leurs besoins

Cette graisse fabrique aussi des hormones sexuelles à partir des hormones sécrétées par les glandes surrénales, grâce à  des  outils  enzymatiques appelés « aromatases  ». Ce qui fait que le tissu adipeux est capable de produire des œstrogènes chez la femme, même après la ménopause. Cela explique aussi que les femmes enrobées souffrent moins des symptômes de la ménopause, mais plus de cancers du sein.

Chez les hommes, ces activités aromatases peuvent déséquilibrer les  rapports  œstrogènes/androgènes, contribuer à des pertes de vitalité sexuelle  (facilement compensées par… ……….la nourriture ou l’alcool) et même entraîner des gynécomasties (développement de seins).

L’excès de bière, où le houblon contient des œstrogènes-like, et le nombre plus qu’inquiétant des perturbateurs endocriniens auxquels nous sommes tous exposés aggravent ces risques.

Le tissu adipeux sert aussi d’éponge à tout ce qui est soluble dans les graisses (justement  ces perturbateurs endocriniens sont liposolubles), mais aussi aux substances censées protéger les graisses  de l’oxydation, comme la vitamine E et les caroténoïdes comme le bêta-carotène, ce qui fait que la personne en surpoids en manque :

•  Pour protéger ses lipides circulants, ce qui augmente les risques de pathologies cardiovasculaires ;

•  Et pour protéger les lipides de ses membranes cellulaires, ce qui accélère son vieillissement, en particulier cérébral.

II.  LES RECENTES DECOUVERTES SCIENTIFIQUES MONTRENT QUE :

1.  La graisse brûle du muscle

Le muscle peut brûler de la graisse, si l’activité physique est suffisamment intense, évidemment. D’où le caractère indispensable de cette intensification, à contre-courant de la sédentarité rampante à laquelle nous mènent les modes de vie actuels.

Et, à l’inverse, la graisse serait-elle capable de brûler du muscle ?

C’est là l’une des plus grandes percées réalisées dans les recherches sur le surpoids ces dernières années que de l’avoir démontré.

Voici le principe :

En  2004,  l’équipe du  professeur Karine Clément (équipe Inserm de l’Hôtel-Dieu à Paris ont pu constater que lorsque l’on accumulait plus de graisses dans le tissu adipeux, une réaction immunitaire se produisait.

Les globules blancs sont attirés comme si c’était un corps étranger et ils s’activent en libérant des messagers, les mêmes que lorsqu’il s’agit de virus ou de bactéries, afin de mobiliser les autres globules blancs.

C’est ce qu’on appelle  « une inflammation  ».

Le surpoids est donc une pathologie inflammatoire. Cette nouvelle vision a révolutionné la compréhension du surpoids, mais n’a malheureusement  pas été accompagnée des mesures pratiques appropriées.

Car l’inflammation n’est pas seulement localisée dans les tissus adipeux infiltrés par les globules blancs. Les messagers sécrétés par les globules blancs entraînent une  inflammation de  l’organisme tout  entier,  ce qui se traduit par l’élévation de marqueurs inflammatoires comme la CRP (la protéine C réactive, ou C-reactive-protein).

Cette inflammation est un des moteurs qui mènent au diabète et aux maladies cardiovasculaires. En effet, les récepteurs à l’insuline endommagés ne répondent plus correctement au signal insuline. Et les lipides modifiés par l’oxydation restent bloqués dans les artères

Mais, parmi les messagers envoyés par les globules, il s’en trouve un, le TNF alpha (anciennement appelé « cachectine  », car c’est lui qui étiole les malades de pathologies graves ( cancers, SIDA etc) , dont le rôle est de détricoter du muscle afin de libérer un acide aminé (composant de base des protéines), la glutamine, qui est le carburant privilé- gié des globules blancs.

De ce fait, le tissu adipeux brûle bien du muscle. Résultat : plus on prend du poids, plus on perd du muscle – la masse qui dépense –, et moins on est capable de reperdre son surpoids !

Au-delà du  caractère sensationnel de  la  découverte, les nutritionnistes n’ont pas intégré les conséquences pratiques qui s’imposaient : on ne peut pas sortir du surpoids sans casser le cercle vicieux de l’inflammation !

Bien sûr, au lieu de prendre des médicaments anti-inflammatoires, il est nettement plus efficace et durable de s’approprier une alimentation anti-inflammatoire, de rééquilibrer sa flore digestive, qui joue un rôle dans l’inflammation, et de réduire les charges toxiques, elles aussi inflammatoires.

Par ailleurs, la lutte contre l’inflammation dans le surpoids est d’autant  plus importante  qu’avec  le temps, l’inflammation tourne à la fibrose (comme la stéatose du foie devient cirrhose), ce qui rend l’accu- mulation de graisses irréversible.

2. Le rôle capital de la flore intestinale

Une autre percée majeure a consisté en la découverte selon laquelle les personnes en surpoids avaient une flore digestive anormale. Perturber la flore contribue au surpoids.

La diversité de la flore chez les personnes en surpoids est globalement réduite.

Des espèces,  productrices de butyrate, dont l’activité est  puissamment anti-inflammatoire, comme :

* Faecalibacterium prausnitizii  et Akkermansia mucini- phila – ce qui veut dire que cette dernière se nourrit de mucus , manquent.

Et de la même manière, les populations qui ont une flore à diversité réduite (23 % de la population) ont une exposition au surpoids nettement plus élevée.

Les bactéries de la famille Firmicutes (une famille favorisée par une alimentation riche en protéines ani- males) sont en nombre très élevé chez les obèses, environ cent fois plus que celles de la famille Bacteroidetes.

Plusieurs mécanismes ont donc été identifiés.

Une flore déséquilibrée est pro-inflammatoire. Certaines bactéries favorisent la captation de graisses par le tissu adipeux. D’autres bactéries, qui manquent en cas de surpoids, auraient dû sécréter des molécules protectrices comme le butyrate ou le propionate, lequel réduit l’appétit et ralentit la vidange gastrique.

D’où viennent ces perturbateurs endocriniens ? Des emballages plastiques alimentaires, notamment ceux dans lesquels se trouvent des produits gras : huiles, sauces, margarines, plats préparés ;  des barquettes plastiques réchauffées  au four à micro-ondes ; des poissons gras ; des viandes ; des produits laitiers, surtout  non  bio ; des détergents, produits ménagers, désodorisants ; de la pollution aérienne extérieure et intérieure, où ils sont concentrés dans les poussières ; de médicaments et cosmétiques et de leurs excipients comme les parabènes, toluène, xylène…

Quand commence  l’exposition ? Dès la vie in utero, où ils passent de la mère exposée chez l’enfant, puis via le lait maternel, puis via l’alimentation et l’envi- ronnement de l’enfant.

3. La dépression et les troubles sexuels augmentent les risques

La question du surpoids a été, décidément, l’objet de nombreuses avancées scientifiques.  Des chercheurs ont ainsi observé une corrélation entre une tendance dépressive et une dysfonction sexuelle.

Ce n’est pas, en  revanche, nouveau , une majorité de personnes en surpoids souffrent d’un mauvais contrôle pulsionnel. Cette dysfonction sérotoninergique les amène à manger plus, de manière impulsive, et sans savoir s’arrêter, en particulier des glucides. Cela explique aussi l’attirance de certains pour l’alcool. Et cette dysfonction est connue pour être associée à des dépressions.

La nouveauté,  c’est qu’on a découvert que la dépression était liée à la fois à l’inflammation et à un déséquilibre de la flore, et que le phénomène était particulièrement marqué chez les personnes en surpoids ou obèses. Une flore déséquilibrée peut altérer la production des neurotransmetteurs  dont dépend l’humeur.

Quant  aux dysfonctions sexuelles,  elles sont intriquées avec l’ensemble de ces facteurs, ainsi qu’avec les perturbateurs endocriniens et le surpoids lui-même, le tissu adipeux produisant des œstrogènes via les aromatases. Or l’insatisfaction sexuelle est une source de compensations que l’on va chercher dans la nourriture et éventuellement l’alcool.

III. LES MEILLEURS  ENNEMIS  DE VOTRE LIGNE

1. Les viandes : elles pèsent  sur votre balance

 Le numéro 1 au hit-parade des aliments inflammatoires est la viande.

Les raisons ? Elle est riche en fer, lequel est un accélérateur puissant des phénomènes inflammatoires et facteur de croissance de bactéries indésirables dans le côlon.

L’excès de protéines animales et le manque de végétaux constituent la principale cause de déséquilibre de la flore du côlon, avec toutes les conséquences  que nous avons vues.

C’est la seule source d’acide  arachidonique, un acide gras qui se transforme  en facteur ultra-puissant d’inflammation.  Les autres graisses trouvées sont des graisses aussi inflammatoires : graisses saturées, trans et oméga-6, alors qu’avec la banalisation de l’alimentation industrielle, le contenu des viandes en acides gras anti-inflammatoires,  les oméga-3, s’est effondré, puisque ces derniers provenaient de l’herbe.

Les protéines de la viande sont du muscle principalement composé d’acides aminés dits « branchés » : leucine, isoleucine, valine. Or  ceux-ci ont  deux inconvénients majeurs : la leucine active une voie globale d’inflammation  et d’accélération du vieillis- sement – la voie mTOR –, et les deux autres acides aminés empêchent le passage dans le cerveau du tryptophane, l’acide aminé nécessaire à la fabrication de la sérotonine, ce qui augmente la tension pulsionnelle, le non-contrôle des prises alimentaires, l’attirance pour les glucides et l’alcool…

Le gras de la viande capte des perturbateurs endocriniens.

Et  la grande majorité des viandes sur le marché contiennent des germes de toutes sortes : des bactéries comme Escherischia coli, Campylobacter,  des virus comme des adénovirus… Or ces germes, même tués par la cuisson, donnent  des endotoxines qui entraînent une violente poussée inflammatoire après chaque ingestion.

S’ajoute  à  cela le fait que  la consommation de viandes et de produits laitiers stimule puissamment la sécrétion d’insuline, le responsable principal du stockage des graisses.Que cela donne-t-il en pratique ?

À calories égales, la consommation de viandes augmente le risque de surpoids, comme le montre la vaste étude Epic-Panacea : en moyenne, on prend deux kilos tous les cinq ans lorsque l’on consomme  250 g de viande chaque jour.

Cet effet est encore plus marqué avec le poulet !!!

La consommation de viande accroît aussi l’accumulation de graisse abdominale  et le tour de taille, facteurs encore plus puissants de risque de diabète et de pathologies cardiovasculaires.

À l’inverse, la dernière synthèse des résultats de l’étude sur les adventistes  du septième jour, portant sur 15 200 hommes et 26 187 femmes, montre qu’en diminuant la consommation de viande et d’autres produits animaux et en accroissant celle d’aliments végétaux, on obtient :

•  Des réductions significatives du poids, du syndrome métabolique, du diabète ;

•  Mais aussi une diminution des risques d’hypertension, de pathologies cardiovasculaires, de cancers et de la mortalité progressivement plus marquée.

Cette étude ne fait que confirmer ce qui a déjà été observé dans  les  populations  méditerranéennes, chez les Chinois ruraux, les anciens d’Okinawa, les populations omnivores, les flexitariens, végétariens, végétaliens… Le risque de surpoids et de pathologies dégénératives décroît continûment avec la réduction de la consommation de protéines animales.

Un  autre corpus impressionnant d’études montre que la consommation de viandes et de produits laitiers augmente le risque de dépression, lui-même facteur de risque de surpoids, alors que fruits et lé- gumes, alimentation méditerranéenne ou japonaise, réduisent le risque de dépression.

2. Graisses saturées et trans : à fuir…

Qu’est-ce qu’un acide gras ? C’est  une chaîne de carbones. Chaque carbone a une possibilité d’attacher quatre autres atomes. Si toutes les liaisons sont occupées, c’est ce qu’on appelle un acide gras « saturé  ». Conséquence de la saturation : il est rigide et inoxydable. Or, pour faire de l’énergie, il faut oxyder les acides gras grâce à l’oxygène.

Autrement dit, les acides gras saturés des huiles de palme (utilisées presque partout dans les produits agroalimentaires industriels),  de  coco  (objet  de campagnes de promotion abusives), du beurre, des fromages, du lait, des viandes… et produits dérivés (crème fraîche, sauces, crèmes glacées, pâtisseries…) :

•  Rigidifient les membranes de nos cellules, ce qui ralentit les métabolismes ;

•  Ne peuvent que très difficilement donner de l’énergie ;

•  Se déposent dans le tissu adipeux où, inertes, ils restent là.

En plus de cela, les acides gras saturés :

•  Sont plus de deux fois plus énergétiques que le glucose (neuf calories par gramme au lieu de quatre) ;

•  Bloquent la production des acides gras oméga-3 longues chaînes, anti-inflammatoires et cardioprotecteurs ;

•  Et ils modifient la flore dans le mauvais sens : ils l’appauvrissent et augmentent les Firmicutes facteurs de surpoids, et un régime riche en lipides saturés dérivés du lait favorise l’expansion de Bilophila wadsworthia, une bactérie aux propriétés pro-inflammatoires.

Le Dr Robert César de l’université de Göteborg a mis en évidence la spectaculaire différence de microbiote quand il y a apports importants en graisses saturées, favorisant inflammation et surpoids, et quand il y a apports en oméga-3, lesquels produisent des effets inverses.

Encore plus inquiétant : une étude a mis en évidence le fait que la consommation pendant la grossesse d’huile de palme prédisposait les enfants au surpoids.

Mais il y a pire encore. Les ruminants produisent des acides gras oméga-6 déformés, dits « acides  gras trans ». C’est la même chose que ce que produit l’industrie agroalimentaire pour rendre solides des huiles (c’est l’opération  à la base de la fabrication des mar- garines). Ces margarines se retrouvent aussi dans la plupart des produits industriels…

Les pizzas, viennoiseries,  quiches, biscuits, cookies, barres chocolatées, ainsi que les fritures et produits de fast-food – les hautes températures produisant des acides gras trans – se trouvent parmi les produits les plus riches en graisses trans.

En travaillant à la charte pour les cantines scolaires

« Sois bien dans ton  assiette  »  à la demande d’un conseil général, il a été découvert avec stupéfaction  que les huiles utilisées pour la cuisson dans les cantines contenaient de l’huile de colza hydrogénée trans ! Les Français en consomment en moyenne autour de 3 g par jour, mais les enfants, eux, peuvent en absorber jusqu’à 10 g quotidiennement.

Or  les acides gras trans font tout  ce que font les acides gras saturés, en pire ! Et ils empêchent, de plus, l’insertion des acides gras oméga-3 dans les mem- branes cellulaires. Ils constituent un facteur majeur de surpoids, d’obésité, de diabète, de pathologies cardiovasculaires, d’inflammation, de déficit de déve- loppement cérébral et de déclin cognitif.

La France est en retard dans ce domaine, puisque de- puis 2006, les acides gras trans doivent être étiquetés aux États-Unis et y seront interdits à partir de 2018. C’est déjà le cas en Autriche, au Danemark, au Cana- da et dans plusieurs États américains.

3. Sucres rapides : la graisse  les adore

Les sucres rapides ont plusieurs liens forts avec le surpoids.

Comme leur nom l’indique, ils sont vite digérés et passent facilement dans le sang, entraînant une montée du glucose circulant (glycémie).

Cette montée importante de glucose provoque un ralentissement de toutes nos fonctions biochimiques du fait de la glycation, le collage spontané de ce sucre sur les protéines, ces outils qui nous permettent de tout faire, y compris de produire de l’énergie.

De ce fait, paradoxalement – car on croit que le sucre, c’est de l’énergie –, les sucres simples, rapides, ont l’effet contraire : ils réduisent la capacité de produire de l’énergie.

Que deviennent-ils ? Ils sont transformés en graisses dans le foie et forment des triglycérides qui vont se stocker dans le tissu adipeux.

Les sucres simples stimulent aussi la montée d’insuline dans le sang pour le faire entrer dans les cellules. Mais de ce fait, nous l’avons vu, l’insuline fait en même temps entrer les triglycérides dans les adipocytes.

Les sucres rapides sont donc de très efficaces boosters de prise de masse grasse.

Pire : plus le glucose monte rapidement dans le sang, plus l’insuline monte vite également, ce qui entraîne une dépression du glucose dans le sang (tant que la personne n’est pas devenue insulino-résistante), environ deux heures après la consommation  de ces sucres.

Résultat : cela redonne faim avant l’heure du repas suivant.

À plus long terme, l’inflammation et les carences en magnésium désensibilisent les récepteurs à l’insuline, et pour ramener la glycémie au même niveau, le pancréas doit sécréter de plus en plus d’insuline. Ce qui fait entrer de plus en plus de graisses dans le tissu adipeux.  Vous l’avez compris : c’est aussi cela qui finit par provoquer un diabète.

Mais les sucres rapides sont aussi utilisés par le cerveau pour se calmer. Les enfants le découvrent très vite : le sucre est un sédatif. Car l’insuline qu’il fait sécréter fait aussi entrer dans les muscles les acides aminés branchés (leucine, isoleucine, valine) qui le composent. De ce fait, il y en a de moins en moins dans le sang.

Or ce sont les compétiteurs  principaux du passage dans le cerveau du tryptophane, l’acide aminé qui donne la sérotonine, le frein des pulsions.

C’est une des raisons majeures pour  lesquelles le sucré est calmant. Il réduit les tensions intérieures. Il sert donc de psychotrope sérotoninergique, sédatif. De ce fait, les sucres rapides sont une véritable drogue. L’équipe du Dr Serge Ahmed du CNRS de Bordeaux a démontré que chez les rongeurs, le sucre est préféré à la cocaïne. Dix pour cent des personnes sans surpoids dans le monde peuvent être considérées comme accros au sucre.

Chez les personnes en surpoids ou obèses, les pourcentages de dépendants tournent entre 40 et 60 %.

Cette addiction est augmentée par la présence de graisses dans l’aliment.

De plus en plus de nutritionnistes, de médecins, de chercheurs, se mobilisent contre la présence de sucre partout dans l’alimentation, un cache-misère de la pauvreté gustative des aliments industriels qui fait vendre aux dépens de la santé publique.

Le plus célèbre d’entre eux est le pédiatre endocrino- logue Robert Lustig, qui a montré que le fructose qui a remplacé massivement le sucre (saccharose) dans les produits industriels, en particulier aux États-Unis, produisait les mêmes effets.

4. Magnésium : la carence qui fait grossir

Le magnésium est indispensable à toutes les étapes qui permettent de passer soit du glucose soit des acides gras à l’ATP, la pile moléculaire qui nous donne de l’énergie.

Le manque de magnésium, qui touche toute  la population du fait que la consommation de légumineuses, de céréales complètes et de légumes verts s’est effondrée  au profit de produits industriels raffinés et de produits animaux, riches en calories mais pauvres en magnésium (et en autres minéraux et vitamines), empêche une grande partie des calories de produire de l’énergie.

Les cellules renvoient donc glucose et acides gras, qui n’ont plus d’autre destin que celui de se stocker !

L’effet est considérablement amplifié par le fait que ce manque de magnésium réduit l’énergie disponible. De ce fait, la personne qui se sent fatiguée mange  plus  pour  compenser. Mais les calories prises en plus ne peuvent pas produire de l’énergie. Et par le fait que le manque de magnésium augmente la vulnérabilité au stress et que, en réponse au stress, la plupart des gens sont aussi amenés à consommer plus d’aliments, en particulier sucrés.

Mais ce n’est pas tout ! l’insuline est le moteur principal de l’accumulation des graisses. Or le récepteur qui lui permet d’agir pour faire entrer le sucre dans les cellules est activé par un ajout de phosphore (phosphorylation), une opération qui ne peut se faire que par l’intervention du magnésium.

Autrement dit, le manque de magnésium rend résistant à l’insuline, laquelle doit augmenter pour avoir le même effet. Cela n’était, en revanche, pas une nouveauté, plusieurs chercheurs ayant déjà mis en évidence l’importance du magnésium dans la préven- tion et le traitement du diabète.

Et encore autre chose : d’autres équipes avaient découvert la même année, en France, en Allemagne et aux États-Unis, que le magnésium calmait l’activité des globules blancs et participait de ce fait à la lutte contre l’inflammation. Or l’équipe de l’Hôtel-Dieu a réalisé en 2004 la percée historique sur le caractère inflammatoire du surpoids, dont nous avons vu les conséquences, en particulier sur la perte de la masse musculaire qui dépense et donc l’auto-aggravation du surpoids.

Tous ces effets combinés s’avéraient  explosifs.  Personne n’avait jamais pensé que son déficit pouvait se révéler avoir une telle importance dans l’épidémie de surpoids et d’obésité.

Il est devenu brutalement clair que, sans la correction et l’apport durable suffisant de magnésium, la lutte contre le surpoids était vaine.

Lors du prochain Congrès international sur le ma- gnésium qui va se tenir à Rome en juin 2016 le Pr Guerrero Romero ainsi que deux chercheurs américains  vont faire le point sur les nouvelles avancées concernant le magnésium, le surpoids, l’obésité et les troubles métaboliques.

à suivre avec interet !!

Alain Hautecouverture .

 

 

 

 

 

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Les propriétés médicinales du CBD des graines de cannabis.

og-kush-CBD-DinafemArticle 70 :

Les propriétés médicinales des graines de cannabis riches en CBD

 

 

Attention cet article ne concerne bien sur que les pays où l’utilisation thérapeutique du canabis est reconnue et ou sa propre culture est autorisée, il ne fait que mentionner les differents types de graines actuellement sur le marché afin de les connaitre exactement et ne pas prendre n’importe quoi .

De plus en plus de voix de la communauté scientifique postulent les énormes possibilités du cannabis médicinal. La substance qui change la vision traditionnelle sur le cannabis est le CBD. Le CBD est l’acronyme du cannabidiol, le cannabinoïde le plus présent dans le cannabis après le THC. Les dernières recherches scientifiques ont montré que le CBD possède plusieurs applications médicales : il est analgésique, anti-inflammatoire, et il a des propriétés antianxiété.

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Le coriolus versicolor commence à faire parler de lui !!

20080218_0066Article 69 :

Cancer de la prostate : Le traitement pourrait être dans les champignons

L’industrie pharmaceutique s’est souvent appuyée sur les plantes, la chimie, la biologie mais a cependant laissé une source souvent inexplorée, celle des champignons. En effet, lors d’études scientifiques, les chercheurs se sont aperçus que ces espèces contenaient d’intéressantes substances naturelles : des polysaccharides ayant des propriétés immunostimulantes et anti-tumorales.
Cet article présente un champignon, le Coriolus versicolor qui permettrait de lutter efficacement contre le cancer de la prostate.
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Article 68

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– La prise prolongée de bisphosphonates, des médicaments couramment prescrits contre l’ostéoporose pour prévenir les fractures, multiplie par 50 le risque de « fracture de stress » au fémur.

C’est la conclusion d’une étude suédoise1, qui confirme de façon claire ce que plusieurs analyses avaient suggéré depuis 2007. Continuer la lecture

Publié le par Alain Hautecouverture | Laisser un commentaire

HUROM DA1000 à 200€ , peut être une bonne nouvelle ?

hurom_da1000Article 67

Je suis en discussion avec une sté Coréenne qui distribue le Juicer HUROM DA 1000 , pour une commande de 200 pièces, le prix toutes taxes incluses ( 10% de droit d’entrée dans la CEE + 17% de TVA) + transport livré Luxembourg serait de 200€. Je vous tiendrai au courant, je vais dejà commander un echantillon pour contrôler la qualité de l’appareil et ensuite si il y a assez de commandes, je me lancerai peut-être pour un lot de 100 pieces !

à suivre

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Le gluten …et notre cerveau !

GlutenArticle 66.

Parlons un peu du gluten.

Je vais tenter de décrire de manière simplifiée l’action délétaire du gluten pour toutes les personnes souffrant d’un tissus intestinal dégradé apres souvent des decennies d’attaques diverses dues à notre alimentation dans la majorité des cas .

Le rôle du gluten dans notre alimentation

Le gluten est une protéine présente dans les céréales, il influence les propriétés de cuisson de la farine, il absorbe l’eau  ajoutée à la farine et gonfle de façon à générer une pâte à pétrir.   Continuer la lecture

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De retour !………avec la diete cétogène .

12234969_10207084858152915_5915841085573981973_nArticle :64

 

De retour…..de nouveau !! ………..après de longs mois d’absence pour cause d’ étude et de déplacements, voyages .

Cette année 2015 était ma dernière année d’étude pour être naturopathe et le passage de l’examen s’est déroulé fin aout .Une fois le diplôme obtenu, les mois ont passé à une vitesse vertigineuse et nous voilà début décembre .

Pourquoi un diplôme reconnu de naturopathe ? , parce que je pense que pour toute activité, une base, un socle est necessaire . Internet regorge de sites et de chaines youtube où des personnes auto-proclamées  » spécialistes ou formateurs  » ne font que répéter des informations peu fiables non vérifiées et transmises sans discernement sur le risque qu’ils font courir à leurs auditeurs . Continuer la lecture

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L’ortie .

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L’ortie est une plante formidable. J’ai mis du temps à m’en rendre compte car pendant longtemps j’ai gardé un souvenir douloureux de notre première rencontre et lui en ai tenu rigueur pendant plus de vingt ans. Jusqu’à ce que j’apprenne qu’on pouvait la manger, bien fait pour elle. Et surtout bienfaits pour nous car c’est une plante dépurative par excellence, qui va nettoyer l’organisme en douceur et lui apporter en même temps de nombreux minéraux. Continuer la lecture

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Recettes à base de graines de chanvre .

hemp_banana_blueberry_smoothieArticle : 62

Pendant de nombreuses années, le café Sensi Seeds à Amsterdam (tout près du Hash Marihuana & Hemp Museum, juste de l’autre côté du pont) a servi le Sensi Shake, une boisson délicieuse à base de fruits frais et de graines de chanvre, dont la recette était gardée secrète. Le café est devenu récemment une boutique Sensi Seed et, comme elle ne sert pas de boissons, nous pouvons maintenant révéler sa recette ! Continuer la lecture

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